


La ville se développe autour du “Corso del Popolo”, appellé par les habitants ‘la piazza’ (la place). Orné des arcades, il parcourt verticalement toute l’ île: de la petite place de Vigo (où la colonne avec le petit lion de St. Marc s’érige à la porte de St. Maria - les seules ruines restées des murs médiévaux). C’est le ‘cardo maximus’ du ‘castrum’ romain. La ville est parcourue par trois canaux: Vena, St. Domenico et Lombardo. Le plus pittoresque c’est le premier, toujours si riche en couleurs avec ses nombreux petits bateaux amarrés. Ses bords donnent lieu aux quotidiens marchés aux poissons et aux fruits et légumes. Par contre les autres deux canaux accueillent des bateaux pour la pêche au large. Dans un schema à bâtons rompus, Chioggia est animée par 74 ‘calli’ (rue étroites) qui se croisent entre la place et les canaux. Elles sont le coeur de la ville, des lieux où le travail local artisan et les causettes entre un balcon et l’autre sont encore expressions d’un monde simple et riche en traditions.
Selon la légende Clodio, échappé avec Enée après la destruction de Troie, arrive en Italie et il fonde ‘Clodia’, l’actuelle Chioggia. Les historiens confirment, par contre, que ‘Cluza’ (Chioggia) a été fondée d’un peuple qui venait de la Thessalie autour de 2000 avant Jésus-Christ. L’actuelle structure urbanistique témoigne la période étrusque. Autrefois le ‘Corso du Popolo’ (cardo) se croisait au centre avec une rue (decumanus maximus) suivant un dessin qui sera successivement repris par le «castrum» romain.
Pendant la période des Républiques Maritimes, Chioggia devint la ville où le conflit entre Venise et Gênes se passa. Les génois assiégèrent et dévastèrent la ville (1379) pour être libérée des vénitiens en 1380. Chioggia eut de la peine pour se reprendre et elle commença à se plier de plus en plus à la domination vénitienne. Le déclin continua pour les trois siècles suivants. On se succédèrent des disettes et des épidémies. La population se réduisit. Le commerce du sel alimentait seulement les besoins locaux.
En 1797 les français occupèrent Chioggia qui devint domination autrichienne un an après avec le traité de Campoformio. Le peuple s’insurgea tellement contre le nouveau pouvoir que en 1806 la domination française regagna. La nouvelle classe politique gouverna jusq’au 1814, quand les autrichiens reconquirent le territoire.
Le "Risorgimento" accueillit la campagne garibaldienne et en 1866 on libéra Chioggia aussi.
La ville employa beaucoup d’efforts pour se lever des conflits mondiaux. Ils apportèrent seulement des bilans négatifs.
Aujourd’hui son port est reconnu au niveau international comme un des plus importants de l’Adriatique. Les 400 bateaux, amarrés aux bords des canaux de la ville sont l’expression d’une autre activité très importante: la pêche. Elle est exportée vers les plus grands marchés italiens et internationaux.